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Aidants familiaux : vous avez des droits.

Vous vous occupez d’un proche dépendant. La pathologie a affaibli votre parent et il a bien besoin de votre soutien au quotidien. Votre enfant ou votre conjoint est handicapé, mais vous êtes à ses côtés pour vous occuper de lui.

Cette activité vous prend beaucoup de votre temps et vous envisagez même de prendre un congé ou de suspendre votre activité professionnelle pour vous consacrer à temps plein de votre proche.

Vous vous sentez dépassé par la situation et vous vous demandez quels sont vos droits et quelles sont les mesures existantes ?,

Être rémunéré pour s’occuper d’un parent malade

Depuis 2015, le statut d’aidant familial est enfin reconnu légalement et juridiquement mais l’un des principaux problèmes est la perte de rémunération quand un aidant lâche son travail pour s’occuper de l’un des membres de sa famille.

Actuellement, vous avez la possibilité d’être rémunéré et aidé financièrement :

  • Les personnes qui touchent l’aide personnalisée d’autonomie (l’APA) ou la prestation de compensation du handicap (PCH) peuvent employer en CESU un membre de leur famille mais attention il ne peut s’agir du conjoint, du concubin ou du partenaire pacsé. Seuls les frères, sœurs, enfants, neveux ou nièces peuvent être déclarés.
  • Il existe l’allocation journalière du proche aidant (AJPA) pour les personnes qui réduisent leur activité. La personne dépendante doit avoir un taux d’incapacité au moins égal à 80%.

L’AJPA est versée pour une durée de 66 jours. La demande doit être faite au niveau de la CAF ou de la MSA. Cette dernière n’est pas une rémunération mais une aide permettant de compenser une perte de salaire temporaire.

Pour plus d’informations sur l’AJPA, cliquez ici

Comment prendre un congé quand on veut s’occuper d’un proche dépendant ?

Le congé d’aidant familial : Si vous avez au minimum un an d’ancienneté dans l’entreprise ou vous travaillez, alors vous pouvez demander à votre employeur un congé de proche aidant. Ce congé est ouvert à tous les salariés qui en font la demande. Sa durée est de 3 mois renouvelables, dans la limite de 1 an maximum. Vous devez avertir votre employeur un mois avant la date de votre départ. Sachez qu’il ne peut s’opposer à votre départ sauf si vous n’avez pas rempli les conditions préalables (1 an d’ancienneté et avertir un mois avant).

 

Pour plus d’informations sur le congé d’aidant familial, cliquez ici

 

Le congé de solidarité familial : C’est un congé qui vous permet d’assister un proche en fin de vie. Vous devez en informer votre employeur 15 jours avant votre départ. Vous devez joindre un certificat médical avec votre demande. Ce congé ne dépasse pas 3 mois et est renouvelable une fois.

Pendant ce congé, vous pouvez percevoir l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAP). La demande doit être faite auprès du CNAJAP. L’allocation est versée dans la limite de 21 jours.

Pour avoir plus d’informations sur l’AJAP : cliquez ici

 Pour plus d’informations sur le congé de solidarité familial, cliquez ici

Être proche aidant et prendre du temps pour soi : demander l’aide au répit

Pour bénéficier de l’aide au répit, la personne dépendante doit toucher l’APA. Elle permet à l’aidant familial de se dégager du temps.

C’est une aide financière qui permet de financer :

  • Un accueil de jour ou de nuit,
  • Un accueil familial temporaire,
  • Ou un relais à domicile.

Même si le plafond d’aide APA est atteint, il est possible de bénéficier d’une enveloppe supplémentaire d’un montant de 510,26 €, c’est l’aide au répit.

Vous vous occupez d’un proche en perte d’autonomie, faites valoir vos droits.

Il n’est pas facile d’aider ses proches au quotidien, mais sachez que vous avez des droits. Ne restez pas seul et ne portez pas tout sur vos épaules. Des personnes peuvent vous conseiller :

  • À commencer par le médecin traitant qui vous conseillera sur les bons gestes à adopter, la pathologie et son évolution.
  • L’assistante sociale connait tous les organismes sociaux et vous orientera sur vos droits.
  • Rendez-vous auprès du centre communal d’action social (CCAS) qui vous procurera un dossier APA à remplir. Mais vous pouvez très bien trouver le document sur internet : mettez en moteur de recherche « demande d’allocation personnalisée ».
  • Une évaluation à domicile aura lieu par l’équipe médico-sociale APA, soyez présent et exprimez vos besoins. Je ferai un article prochainement qui reprendra toutes les informations à savoir pour l’élaboration du dossier APA.
  • Parce qu’être aidant n’est jamais facile, vous avez des formations gratuites en ligne ou en présentiel. Notamment sur le site, l’association française des aidants : cliquez ici

 

Merci d’avoir lu l’article et j’espère qu’il vous a été utile. N’hésitez pas à mettre en commentaire vos questions et les sujets que vous souhaiteriez lire.

Je vous retrouve très bientôt pour un nouvel article.